La comptabilité n'a pas besoin d'être ton sujet préféré pour être sous contrôle — quelques repères simples suffisent à t'éviter les mauvaises surprises. Et la première chose à savoir, c'est qu'elle ne se ressemble pas du tout selon ton statut : ce que tu dois faire en auto-entreprise n'a rien à voir avec les obligations d'une société.
En auto-entreprise (micro-entreprise), pas besoin d'être experte en comptabilité ni de faire appel à un·e comptable pour gérer tes finances au quotidien. Tes obligations tiennent en deux points :
C'est le document central de ta comptabilité d'auto-entrepreneuse : il garde une trace de tout ce que tu gagnes (le paiement d'une séance, d'un atelier...) et de tout ce que tu dépenses (matériel, fournitures, abonnements pro...).
Un simple fichier Excel ou Google Sheets suffit. Le principe :
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Mon livre de recettes et dépenses — à dupliquer
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Des outils comme Abby ou Indy (voir Les bases de la facturation et des mentions obligatoires) génèrent aussi ce livre de recettes automatiquement à partir de tes factures — pratique si tu préfères que ça se fasse tout seul plutôt que de tenir un fichier à la main.
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En dessous d'un certain seuil de chiffre d'affaires annuel, tu es en « franchise en base de TVA » : tu ne factures pas de TVA à tes client·es, mais tu ne peux pas non plus la récupérer sur tes achats professionnels. C'est ce qui simplifie ta comptabilité au quotidien.
Si tu dépasses ce seuil, tu deviens assujettie à la TVA : tu dois alors la collecter sur tes ventes et tu peux la récupérer sur tes achats pro.
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Le montant exact de ce seuil évolue régulièrement (une réforme est en cours de discussion) — vérifie le chiffre à jour sur service-public.fr ou auprès de l'URSSAF plutôt que de te fier à un chiffre que tu aurais lu ailleurs, y compris ici.
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Si tu as créé une société (et non une auto-entreprise), la donne change complètement : la comptabilité devient une tâche complexe, encadrée par des obligations légales strictes qui varient selon la forme juridique et la taille de ta structure.
Dans ce cas, l'accompagnement par un·e expert·e-comptable est fortement recommandé — et dans certains cas (au-delà de certains seuils de chiffre d'affaires ou de nombre de salarié·es), la nomination d'un·e commissaire aux comptes est même obligatoire. Ton rôle se limite alors principalement à transmettre tes documents (factures, tickets, relevés) à ton·ta comptable, qui s'occupe du reste.
À titre indicatif, les obligations comptables d'une société incluent généralement :